Accueil > Actualités > L'économie sociale et solidaire confirme son rôle moteur de l'emploi en Hauts-de-France

L'économie sociale et solidaire confirme son rôle moteur de l'emploi en Hauts-de-France

Entre 2005 et 2015, Le nombre d’emplois de l’économie sociale solidaire (ESS) dans la région Hauts-de-France a connu une hausse continue avec plus de 22 800 emplois créés. En 2015, ce sont 209 000 emplois recensés correspondant à 176 000 temps plein, soit 14% de l’emploi privé. 

Ces chiffres sont le résultat d’un nouveau contrat d’étude prospective actualisant celui conduit en 2011, en vue d’engager dès 2019 un nouvel Accord de développement de l’emploi et des compétences (ADEC) à l’échelle de la région Hauts-de-France. Ce contrat d’étude prospective, voulu par les partenaires sociaux (UDES et confédérations syndicales de salariés) a été réalisé avec l’appui technique et financier de la DIRECCTE, d’Uniformation et d’Unifaf.

L’ESS conforte sa place dans l’économie des Hauts-de-France

Trois faisceaux majeurs ont permis à l’ESS de connaitre une forte croissance dans la région avec plus de 22 800 emplois créés entre 2005 et 2015 : 

  • Les filières en développement identifiées dans les politiques publiques encouragent des activités dont les structures de l’ESS sont des acteurs majeurs : activités écologiques et circuits courts, santé et services à la personne, activités culturelles et de loisirs, nouvelles mobilités, formation.
  • Les acteurs de l’ESS peuvent également s’appuyer sur leurs capacités à identifier les besoins des habitants, usagers et consommateurs
  • Le développement des clauses sociales, dispositif juridique permettant d’intégrer des considérations liées à la lutte contre le chômage et les exclusions dans les appels d’offres publics ou privés, constitue un troisième levier.

Ces chiffres en hausse sont néanmoins à nuancer sur la période récente. En effet, L’ESS présente un solde négatif de 1900 emplois (-1%) entre juin 2017 et juin 2018. Ce recul impacte tout particulièrement les activités de formation adulte, de sports-loisirs et des arts et spectacles.

L’ESS souffre toujours d’un déficit d’attractivité

La majeure partie des recrutements provient aujourd’hui des départs en retraite ou des mouvements de personnel. 60 000 postes sont occupés par des personnes de plus 50 ans, soit 22% des salariés de l’ESS. Les difficultés de recrutement sont importantes et ont des origines diverses : la « concurrence » entre employeurs, les conditions d’emploi, le manque de personnel formé, le manque d’attractivité des territoires enclavés et la méconnaissance des opportunités d’emploi dans l’ESS.

Des besoins d’évolution des compétences

Ce rapport a permis de mettre en lumière les besoins en compétences réunissant les salariés de l’ESS. Ces besoins s’articulent autour de trois grands thèmes :

  • Nouveaux métiers et compétences émergentes
  • Compétences numériques (Acquisition des compétences numériques pour les professionnels, usage des nouveaux outils…)
  • Compétences managériales

Trois défis majeurs sont à considérer du point de bue de l’emploi, des compétences et des ressources humaines. Le premier est le renouvellement et la consolidation des modèles économiques, le deuxième est l’accompagnement des professionnels et le dernier le renforcement de l’attractivité des emplois de l’ESS. Relever ces trois défis est la mission du futur Accord de développement de l’emploi et des compétences.
Pour aller plus loin, vous trouverez la synthèse ainsi que le rapport en complément de cet article.

Haut de la page